Rencontre littéraire et sensorielle à la librairie Le Grain des Mots,
le jeudi 12 mars à 19h

Paru en août 2024 aux éditions Nouriturfu.

Olivier Grosjean, amateur généreux

C’est sur le web qu’Olivier Grosjean commence à partager ses rencontres et belles découvertes. A l’époque, les « réseaux socio » sont encore en mode béta (mais on ne le sait pas !) et quand on veut suivre un artiste, c’est sur myspace. Et on trouve ça terrible. Depuis ses verts paturages jurassiens, Olivier se lance dans la grande aventure des blogs. Article après article, en parallèle de son vrai métier, il rédige ce qui est devenue aujourd’hui un pan d’histoire du vin nature, leblogdolif. Et comme il faut bien vivre avec son temps, son pendant instagrammable finit par voir le jour.

Désormais connu sous le pseudo d’Olif, notre jurassien participe à la vulgarisation des vins natures en partageant ses rencontres avec des vignerons, des terroirs et les breuvages qui en résultent. Non sectaire, il ne se fait pas pourfendeur des vins dits « conventionnels » pour autant. Fort d’une tradition jurassienne bien établie, Olivier Grosjean est agnostique. Il ne prêche pour aucune chapelle. Il n’oublie pas avoir découvert le vin comme tout le monde, à travers des produits souvent formatés. Comme beaucoup, c’est par la curiosité qu’il en est venue aux vins natures. C’est par générosité qu’il partage ses découvertes.

Au début des années 2010, Olivier Grosjean rejoint le « Grape Pack » des blogueurs du vin nature, en participant à une nouvelle aventure éditoriale. Celle de l’édition physique, à travers les Tronches de Vin 1 et 2, puis des Glou Guide. C’est une autre façon d’atteindre un public qui se fait désormais de plus en plus large. C’est également une autre manière d’écrire et de partager. Ça tombe bien, car il semblerait que l’écriture vienne en écrivant… Notre blogueur a passé le pas et profite du format papier pour glisser, l’air de rien, de l’article au manifeste. Terroiriste identifié, mais non identitaire (beurk !), son premier geste est de faire connaître et apprécier Le Vin jaune. Celui de son Jura natal. Celui avec lequel il a été biberonné. D’autres textes suivent, au dépend du blogging, le glissement vers Instagram privilégiant le hastag aux mots biens sentis. Ainsi, De Profundis Gustatibus, Petit (mal)traité de dégustation, nous invite à passer le pas de la dégustation et nous donne quelques clés pour avancer dans cette pratique sensible.

Olivier Grosjean vient aujourd’hui nous présenter son dernier livre en solo, Déviant, le vin nature par défaut(s).  Ce sera l’occasion pour lui de revenir sur sa découvert des vins natures, son envie de partager et le parcours et les rencontres que l’ont amené à faire cette démarche de vulgarisation.

Bien évidemment, la plus part des livres d’Olivier Grosjean, ou auxquels il a participé, seront disponible à la librairie Le Grain des Mots, tout comme sur la table de presse d’In Vino Very Jazz, tout au long de notre évènement.

C’est au port de la capuche, que l’on reconnait l’ancien teufeur !

David Béhar

1 route de Mailhac, 34210 Oupia

Contacts : 06 60 78 62 78 – dbfort@proton.me

Possibilité de passer au domaine sur RDV

David Béhar, Small is beautiful

David Béhar rencontre les vins naturels en 2010. Il est alors aide soignant et c’est un collègue infirmier qui a la bonne idée de lui faire découvrir les vins de La Sorga. C’est le coup de foudre. Le même ressenti que lors de l’une de ses premières rave party et qui avait fait de lui, 20 ans durant, un compositeur et interprète de musique acousmatique, DJ et producteur de musique électronique.

En 2020, David est devenue ouvrier agricole et a l’opportunité d’acquérir une petite parcelle de Syrah, près de Saint Chinian. C’est là que commence sa nouvelle carrière de producteur viticole. Avec quelques micros cuvées, il commence à se faire une réputation.

En 2024, déménagement pour le Minervois, à Beaufort. 7 petites parcelles morcelées, de Cinsault, Grenache, Mourvèdre, Syrah et Maccabeu. Plantées au milieu des cyprès et des murs en pierres sèches, sur un sol de grès, de calcaire et de limons, elles forment sa nouvelle aire de jeu. 2,5 hectares de biodiversité pour des vins élaborées en fonction de l’humeur des millésimes et des perpétuelles réflexions du vigneron. Les parcelles sont enherbées, la taille est douce, l’ébourgeonnage et le travail manuel sont pratiqués de manière à éviter le plus possible les traitements au souffre et au cuivre. À la cave, les fermentations sont spontanées, les macérations sont dites douces, parfois longues souvent courtes, en cherchant à être précis. Le tout est élevé en cuve pendant 6 à 9 mois. Parfois un peu de sulfite à la mise en bouteille. De jolis raisins, de l’attention, de la joie, pour des vins ni filtrés, ni collés.

Un plaisir des papilles que David Béhar viendra partager avec nous au Grain des Mots, à l’issue de la rencontre.